Pilule, antidépresseurs, antihistaminiques… quand un traitement fait grossir

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Plusieurs classes de médicaments sont connues pour faire grossir. C’est le cas des antihistaminiques, des antidépresseurs, des corticoïdes et, parfois, de la pilule contraceptive. Les antidiabétiques peuvent également en être responsables. « La prise de poids peut survenir lorsque le traitement est pris pendant au moins deux mois », précise toutefois le Dr Sophie Ortega, médecin nutritionniste. C’est donc un effet indésirable qui ne concerne que les traitements pris sur une longue période. Mais il ne se produit pas chez tout le monde. Explications.

Sous bêtabloquants, antidiabétiques, neuroleptiques : on fait de l’exercice

Pourquoi on grossit?

Plusieurs mécanismes complexes peuvent se mettre en place : création de nouvelles cellules graisseuses, ralentissement du métabolisme des lipides, modification de

la répartition des graisses dans le corps.

Comment réagir?

Pour augmenter la dépense calorique quotidienne, on essaie de pratiquer une activité physique d’endurance. L’idéal : 45 minutes, 3 fois par semaine. Natation, marche rapide, running, vélo…

Un régime alimentaire riche en protéines, pour le côté satiétant, peut être indiqué.

Il doit aussi être pauvre en féculents et en matières grasses, pour limiter l’apport glucidique et lipidique.

Si le traitement peut être arrêté, le Dr Ortega conseille une petite diète protéinée : « Pendant dix jours, on supprime les fruits, le pain, les féculents, les laitages et on privilégie les légumes verts, la viande maigre, le poisson et les œufs. Puis on réintroduit progres­sivement tous les aliments supprimés par paliers de dix jours pour revenir à une alimentation équilibrée. Ce mini-jeûne pousse le corps à brûler ses réserves de graisse. »

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Sous pilule, antihistaminiques, antidépresseurs : on choisit des protéines rassasiantes

Pourquoi on grossit?

Tout se joue au niveau de l’hypothalamus, le « centre de gestion » des hormones : certains principes actifs des médicaments entraînent un déséquilibre entre les hormones orexigènes qui provoquent la faim, et les hormones anorexigènes qui, elles, déclenchent la satiété. Résultat : on a tout le temps envie de manger, et on grossit.

Comment réagir?

L’ennemi à combattre, c’est la faim : dès le début du traitement, on veille donc à consommer suffisamment de protéines. Avec un petit déjeuner consistant : 2 belles tranches de pain complet + 2 carrés de fromage frais + 1 œuf ou 1 tranche de jambon + 1 boisson chaude. En mangeant de la viande ou du poisson, midi et soir. « Les protéines sont intéressantes, car elles comblent durablement la faim », explique le Dr Ortega. Les végétariens, eux, peuvent opter pour des protéines végétales.

Pour éviter les grignotages, on adopte des prises alimentaires fractionnées : 5 petits repas dans la journée au lieu de 3 copieux. Concrètement, on allège le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner, et on ajoute 2 collations protéinées, à 11 heures et à 16 heures : 1 tranche de jambon, 1 œuf dur ou 1 morceau de fromage. Et en cas de fringale irrépressible, une poignée d’amandes ou des biscuits complets.

Des compléments aux plantes peuvent aider à modérer la sensation de faim : Rhodiola rosea et Griffonia simplicifolia sont les plus indiquées. « Ces plantes adaptogènes contiennent des substances actives qui vont stimuler la production de sérotonine et de dopamine, ce qui “calme les nerfs” et permet de mieux résister aux envies de sucré », analyse le Dr Ortega.

Sous corticoïdes, antihypertenseurs : on favorise les aliments drainants

Pourquoi on grossit?

Avec les corticoïdes, le sel de l’alimentation a du mal à s’évacuer correctement au niveau des reins. Au bout d’une quinzaine de jours, il n’est pas rare que des œdèmes apparaissent alors au niveau des mollets.

Comment réagir?

Rien de tel qu’un régime drainant : on privilégie les fruits et les légumes riches en potassium (asperges, ananas, pam­plemousse, navet, concombre) et on évite le blé, les produits laitiers issus du lait de vache et, surtout, les préparations industrielles, beaucoup trop salées.

La phytothérapie peut aider : on fait confiance à la queue de cerise (en tisane ou en complément alimentaire). Riche en flavonoïdes (antioxydants) et en sels de potassium, elle stimule l’activité des reins et donc l’élimination urinaire.

Un drainage lymphatique chez un kiné­sithérapeute est intéressant : cette technique de massage relance la cir­culation de la lymphe dans les tissus afin de faire dégonfler les œdèmes.

Les traitements contre le cancer aussi…

Non, le cancer n’est pas toujours synonyme de perte de poids! Durant les trai­tements pour un cancer du sein, une femme sur deux prend entre 3 et 5 kg, voire 10 kg dans certains cas.

En cause, souvent l’hormonothérapie, mais aussi la modification des habitudes alimentaires (on grignote souvent davantage, parce qu’on n’a pas le moral) et la baisse de l’activité physique (les traitements sont fatigants, on sort moins…).

Côté alimentation, on recommande plutôt un régime riche en fruits et en légumes antioxydants, comportant des viandes maigres, peu caloriques et moins concentrées en acides gras saturés. Sans oublier les « bons » acides gras (oméga-3 et 6).

Côté activité physique, la diététicienne conseille un sport doux : yoga, natation, marche, 30 minutes par jour. « Il y a aussi une dimension psycho­logique. La femme doit se réapproprier son corps pour avoir envie d’en prendre soin après son cancer », explique Élodie Salvaire, diététicienne

nutritionniste aux Thermes de Néris-les-Bains (03).

3 questions au…

Dr Pierre Nys, médecin nutritionniste et endocrinologue

• Faut-il prendre au sérieux une prise de poids liée à un traitement?

La question de la prise de poids peut paraître secondaire lorsqu’on suit un traitement médical, surtout lorsqu’il s’agit de combattre une maladie grave. Pourtant, c’est un effet indésirable qui ne doit

pas être pris à la légère : de nombreuses études ont montré qu’une prise de poids, même modérée, était associée à une moindre qualité de vie, à une stig­matisation sociale, voire à une perte de l’estime de soi. Des facteurs pouvant favoriser l’aggravation de la maladie.

• Que faire en priorité quand on grossit à cause d’un médicament?

En parler à son médecin : la prise d’un autre médicament ou d’un autre traitement est parfois possible. Il peut aussi orienter vers un(e) diététicien(ne) nutritionniste, qui mettra en place un régime alimentaire personnalisé. L’erreur à ne pas commettre : s’affamer avec un régime hypocalorique, dangereux pour la santé et contre-productif à long terme.

• Peut-on arrêter son traitement?

Chaque situation est particulière. Il faut donc se poser les bonnes questions. Ce traitement est-il indispensable pour ma santé ou non? Est-ce que je préfère rester mince et continuer à vivre avec mon problème de santé, ou prendre du poids et espérer guérir? C’est une décision à prendre avec son médecin.

Notre expert

Dr Sophie Ortega, médecin nutritionniste, auteure de « Secrets santé et minceur du Japon »,éd. Leduc.s

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https://www.topsante.com/medecine/medicaments/grandes-familles-de-medicaments/pilule-antidepresseurs-antihistaminiquesquand-un-traitement-fait-grossir-624148

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Bonjour, je n'ai même pas encore 40 ans, je suis fibromyalgique, j'ai un petit garçon de 2 ans, et je vis dans cette souffrance, mais dû a ma personnalité je ne peux pas rester sans rien faire, car ça me tue encore plus que la douleur. Je précise que j’écris le français que a 5 ou presque 6 ans maintenant et je parle et écris aussi d'autres langues, donc je fais des erreurs de orthographe et de grammaire. Le problème c'est que je ne peux presque plus marcher (béquilles et difficile), être assis durant plus de 15 à 30 minutes ça me tue le cul cul et le dos, même pour soulever mon petit qui pèse a peine 12 kg, mais on dirait un sac de ciment du type 50 kg. Lui changer la couche me fait trembler les jambes et on dirait qu'on me plante un couteau au fond du dos, même mes épaules et bras quand je soulève ces fesses me font mal, même quand je lui donne la soupe avec une petite cuiller mon bras se fatigue vite et les douleurs arrivent, L'autre jour on lui donnant la soupe j'ai appuyé mon bras sur le plateau de ça chaise et il a commencé à trembler violemment, que même mon petit de 2 ans a eu peur. Sur ma page j'assume l'identité de tous les fibromyalgiques du moins de ceux qui veulent me suivre sous le pseudonyme de "MafibromaVie" ou de "FiFi le clown", finalement nous sommes tous des Clows au yeux de trop de gens, d’État, de Pays, et de Communauté dans notre cas la UE! Je ne suis pas une personnalité et je ne recherche aucune reconnaissance publique. Je suis simplement une personne comme toutes les autres, comme vous qui souffrait peut être aussi de Fibromyalgie, et qui a ouvert une simple page privée ou j'ecris ma vie de fibromyalgique pour suivie médicale par mon médecin. Ben après avec le temps, l'histoire a changé beaucoup de monde a commencer a me suivre 50,100,1000 et maintenant plus de 3000. Je parlais plus de moi au début et maintenant plus de nous et pour vous, ainsi c'est crée une page de partage, aide, soutien, et de discussion pour tous les fibros.

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