Sommeil : 5 questions sur nos rêves

Nos rêves surviennent-ils seulement pendant le sommeil paradoxal ?

C’est au cours de cette phase du sommeil que surviennent 90 % des rêves et cauchemars. Le cerveau connaît alors une véritable surchauffe dans plusieurs aires cérébrales. Lors du rêve, le cerveau semble “se réveiller” du sommeil lent profond.

Mais en 1991, David Foulkes, psychologue cognitiviste, a démontré que l’on pouvait rêver aussi durant le premier cycle de sommeil lent, c’est-à-dire avant le premier épisode de sommeil paradoxal. L’existence de récits de rêves après réveil, à tous les stades du sommeil et à toute heure de la nuit, est aujourd’hui admise par la quasi-totalité des spécialistes. Les rêves les plus vifs et les plus riches en images se produisent néanmoins durant le sommeil paradoxal.

Rêve-t-on vraiment toutes les nuits ?

Nous avons probablement plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de rêves durant la nuit et ils jouent sans doute un rôle important dans l’équilibre psychologique. Et, sauf pathologie, nous possédons tous un sommeil paradoxal, même ceux qui ont oublié leurs rêves au réveil. En effet, pour se rappeler d’un rêve, il faut être éveillé au moins une minute, le temps que la mémoire se mette en route. Or, le plus souvent, nous nous rendormons trop vite et nous n’avons pas le temps de mémoriser ce qui vient de se passer. De plus, nous n’avons pas tous la même capacité à rêver : il y a de plus ou moins “bons rêveurs”.

Ainsi, les femmes semblent rêver davantage que les hommes. Réveillées lors d’une phase de sommeil paradoxal, 95 % d’entre elles se souviennent de ce qu’elles étaient en train de rêver, contre 80 % des messieurs seulement. Les femmes sont aussi plus susceptibles de faire des cauchemars que les hommes. Les chercheurs n’ont pas, aujourd’hui, d’explication scientifique à apporter à ce phénomène. Tout au plus peut-on établir un parallèle avec le fait que les femmes sont souvent douées d’une plus grande “imagination émotionnelle” que les hommes et sont donc peut-être plus enclines à rêver de façon riche et détaillée.

Est-ce qu’on rêve autant quand on est bébé et quand on est adulte ?

On ne rêve pas de la même façon à tous les âges. Il semble que la capacité à rêver monte en puissance dans les premiers mois de la vie, tout comme l’ensemble des capacités cognitives d’un individu. À l’inverse, cette capacité à rêver diminuerait aussi avec l’âge et les seniors feraient ainsi moins de rêves que les adultes en pleine fleur de l’âge.

Parmi les hypothèses les plus souvent énoncées pour expliquer cette différence : les personnes âgées dorment moins longtemps que les plus jeunes avec, de fait, un temps de sommeil paradoxal plus court pour rêver. De plus, leur cerveau vieillit, se rouille et son manque de plasticité (avec des neurones moins adaptables) aurait une incidence négative directe à la fois sur le rêve et l’imagination.

Qu’est-ce qu’un cauchemar ?

Les cauchemars (que l’on appelle également rêves d’angoisse) sont tout simplement de mauvais rêves, déplaisants, inquiétants, angoissants, effrayants, qui surviennent majoritairement en période de stress ou suite à un événement traumatisant. Certains sont parfois si perturbants qu’ils parviennent à nous réveiller.

Ils se produisent le plus souvent en deuxième partie de nuit. Ils sont associés à une activation du système neurovégétatif (accélération du rythme cardiaque et du rythme respiratoire) qui se manifeste lors de tous les rêves mais qui est exacerbée lors des cauchemars.

La plupart du temps, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Comme le rêve, le cauchemar a son utilité et signifie que le cerveau travaille pendant la nuit pour contribuer à notre bon équilibre psychologique.

Qu’appelle-t-on rêves traumatiques ?

On parle de rêves traumatiques lorsque les cauchemars sont directement liés à un stress post-traumatique. Répétant les événements traumatiques du passé, les rêves se produisent en dehors du sommeil paradoxal, généralement au cours de la première moitié de la période de sommeil. “Les reviviscences sont considérées comme des réactivations à la conscience d’informations traumatiques qui n’ont pas été digérées. Les images tentent d’être intégrées par l’organisme et reviendront jusqu’à l’intégration complète”, explique la psychothérapeute Michèle Freud.

Les rêves traumatiques peuvent parfois persister pendant plusieurs dizaines d’années après le traumatisme. Le seul moyen d’en guérir est de parvenir, après traitement, à ce que ces mêmes images sensorielles soient rattachées à des contenus cognitifs différents ou neutres sur un plan émotionnel.

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