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Mais pourquoi mon enfant ne dort pas ?

Poussées dentaires, faim, couche sale : toutes ces gènes qui viennent perturber les nuits des nourrissons disparaissent dès que bébé grandit. Pourtant, le sommeil des enfants plus grands n’est pas toujours de tout repos non plus. Et pour cause.

“Traverser la nuit est une épreuve pour lui, car cela implique de nombreuses choses : une séparation d’avec les siens durant de longues heures, l’apprentissage de la capacité à être seul, une plongée dans le noir avec l’angoisse que cela peut susciter, l’expérimentation de sa toute-puissance, de ce qu’il peut obtenir de ses parents à ce moment-là”, explique Lyliane Nemet-Pier, psychologue clinicienne, auteur de Cet enfant qui ne dort pas.

Les ennemis du sommeil de l’enfant

Ainsi chez l’enfant, les ennemis du sommeil sont davantage d’ordre psycho-affectif qu’environnemental ou organique.

• L’insécurité affective, l’incapacité à être seul : pour surmonter cette épreuve de la nuit, l’enfant doit en effet être armé d’une sécurité affective suffisante. “C’est en apprenant, dans la journée, à rester un peu seul, à s’ennuyer un peu que l’enfant pourra affronter la nuit : il arrive peu à peu à être bien en dehors des bras, dans son lit, à jouer en se passant de l’adulte, d’abord dans la même pièce, puis à supporter, au fur et à mesure qu’il grandit, de ne plus le voir quelques minutes, et de plus en plus longtemps, sans anxiété”, explique la psychologue.

• Le manque de contact : “Il est important qu’un enfant s’emplisse de suffisamment d’échanges de bonne qualité avec ses parents pour pouvoir embarquer dans la nuit”, insiste la psychologue.

• L’absence de limites : en pleine période de construction psychique et d’opposition, le temps du coucher est l’occasion pour l’enfant de mesurer sa toute-puissance. “Un enfant-roi dans la journée sera un enfant-roi la nuit aussi !”, résume la psychologue.

• La peur du noir : à mesure que la vie psychique et imaginaire de l’enfant se développe, vers 2 ans, il projette dans le noir toutes sortes de peurs : du loup, du monstre sous le lit, de l’araignée au plafond, de la sorcière dans l’armoire. “À cet âge, l’enfant a une vie pulsionnelle très intense. Ses pulsions le dominent, lui font peur. Le soir, il projette dans le noir ces monstres qui sont en lui”, analyse Lyliane Nemet-Pier.

• Des événements de vie : naissance d’un petit frère, entrée à l’école, deuil dans la famille… les événements de vie peuvent avoir des répercussions sur le sommeil de l’enfant. “Et ce, que ce soit dit ou non-dit à l’enfant, insiste la psychologue. Tout ce qui atteint ses parents, l’enfant le ressentira.”

• Le manque de régularité : comme le bébé et l’adulte, l’enfant a besoin de régularité pour son coucher. Ces repères le sécurisent et favorisent la synchronisation de son horloge biologique.

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