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Avoir la fibromyalgie et être parents

Bonjour les mamans et papas fibro, je suis Chris Telle, je fait partie des pages de MafibromaVie et je gère le Groupe FibroMaman et Fibropapa
 
Vous êtes une mère ou un père vivant avec des douleurs au quotidien voir même des crises et vous essayez de rester un parent patient et efficace. Beaucoup de parents, dans des circonstances normales, seraient d’accord qu’il est difficile en soi de gérer sa vie de famille. Une mère et un père vivant avec une maladie chronique et la douleur peuvent avoir besoin tous les systèmes de soutien disponibles. 
Groupe FibroMaman et Fibropapa
Lorsque la douleur de la fibromyalgie a été établi, je ne savais pas ce qui se passait et où ma vie me dirigeais. Au début, je pensais à un surmenage, travail, enfants, maison, papiers etc..- maux de tête, fatigue, douleurs dorsales comme beaucoup de mamans. Après plusieurs mois de douleurs je continuais à materner et gérer la maison. Mais j’ai dû me mettre en arrêt maladie car les douleurs devenaient plus intenses. Au fil du temps les symptômes ont commencé à durer plus longtemps et présentés en multiples.
Je ne savais toujours pas ce qui se passait dans mon corps, un intrus s’était installé et en peu de temps cette maladie a pris de l’ampleur. Je ne savais pas les changements que je devais faire face en tant que mère. Mais je devais être la maman et épouse que j’étais car il était hors de question que cet intrus prenne le dessus. Je continuais à faire comme avant mais je m’usais et les douleurs étaient brutales. Je me posais et je me pose souvent la question pourquoi moi? 

Malheureusement, j’ai pris conscience que je ne serais plus la même. 

La fibromyalgie et les syndromes qui s’accumulent, m’ont volé des moments précieux avec mes enfants et mon mari. Au début mon mari et mes deux ainés qui ont 17 et 15 ans comprenaient ma petite dernière qui a 5 ans voit sa maman comme avant. Mais les mois passèrent et les tensions se font sentir à la maison. Mon mari ne supportait plus de me voir souffrir et surtout que je ne pouvait plus faire les sorties qu’on faisait en famille. Car j’adore me balader et visiter ma région. Alors j’ai demandé à mon mari de partir et de refaire sa vie car je n’étais plus capable d’être la femme et la maman hyperactive que j’étais. Et il m’a répondu, nous nous somme mariés pour le meilleur comme pour le pire et dans la santé comme dans la maladie. Pour lui se n’était pas des paroles en l’air. Mais je n’appréciais plus rien et je ne supportais plus personnes, les cris et caprices de ma dernière, les demandes de mes deux grands je veux ceux-ci ou cela. Tu peux m’emmener à droite à gauche, même les balades au bord de mer, d’aller voir les ânes que ma poupée aimait aller voir ou une soirée cinéma, je ne voulait plus. 

 Moi et mon petit coeur d’amour❤️

Je souffrais tellement et qu’aucun médecin me prenait au sérieux donc j’ai baissé les bras à en faire une TS. Et à ce moment là, je n’ai pensé qu’à moi. Mais j’ai vite repris conscience que mes enfants ne pourraient pas vivre sans moi car j’ai toujours était présente et à l’écoute de mes loulous et que mon mari n’a jamais gérer la maison, que deviendraient ils sans moi? Alors j’ai été honnête au sujet où je suis physiquement diminuée et émotionnellement, et ne pas laisser place à de fausses attentes. Être honnête permet à mes enfants l’occasion d’apprendre comment faire face à ma maladie et d’exprimer leurs frustrations. Nous avons trouvé ensemble des solutions pour me soulager et surtout continuer à vivre avec cet intrus qui s’est installé chez nous.
Être honnête avec sa famille enfants, mari ou femme permet d’avancer malgré nos douleurs et notre fatigue. Nous devons continuer à vivre mais pas au même rythme pour être le meilleur parent pour nos enfants, car ils ont besoin de nous. les douleurs seront toujours présentes alors vivons les moments importants, ils se souviendront que malgré notre maladie nous avons été forts pour vivre des instants inoubliables et importants dans leur vie d’enfance. Nous savons que vivre avec la fibromyalgie, il y aura des hauts et des bas.
Comme j’ai toujours dit, il n’y a pas de recettes miracles pour être de bons parents alors avec cette maladie, nous faisons notre possible pour que nos enfants soient heureux et quand ils sont heureux, nous le sommes aussi. 

Quand pensez vous? Moi “malheureusement”, j’ai pris conscience que je ne serais plus la même, mais je souris pour la chance qui me reste. 

Auteur: Chris Telle

Image : Chris Telle

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